Donjons et nostalgie

 

Des livres, des jeux et des figurines.

 

Lorsqu'au beau milieu des années 90 je me trouvais au lycée, je m'étais mis en tête de lire la saga de Dragonlance dans sa langue originale, en anglais. J'étais depuis déjà quelques temps un adapte des jeux de rôle, mondes fantastiques et autres cultures alternatives. Cela pourrait paraître anecdotiques de nos jours, maintenant que l'on trouve des films ou romans de "fantasy" à toutes les sauces, mais à l'époque cela restait un loisir confidentiel tant on peinait à trouver des oeuvres traduites dans notre langue.

 

J'avais lu avec intérêt Le Hobbit et le Seigneur des Anneaux un peu auparavant, Tolkien étant un des rares auteurs que l'on pouvait dénicher facilement en bibliothèque ou librairie. Les jeux de rôle subissaient un développement florissant, même si cela restait malgré tout un marché de niche.

 

En remontant encore un peu le temps, à la fin des années 80 je jouais avec plaisir sur mon Atari ST à des jeux vidéo se trouvant dans des univers qu'on appelait à l'époque "Médiévaux Fantastiques" : Targhan, Barbarian, The Pawn, Stormlord... ainsi qu'à Heroes of the Lance, inspiré de campagnes AD&D (Advanced Dungeons & Dragons), qui prenait justement pour source le monde de Dragonlance. Lors d'un voyage en Angleterre, j'ai acheté les trois premiers tomes de la série en v.o.

 

Cette histoire m'a marquée pour diverses raisons, même si j'ai oublié une grande partie de sa trame. La langue anglaise possède un vocabulaire parfois plus dense que la nôtre, et même si ce n'est pas de la grande littérature, la lecture n'est pas forcément aisée pour un étranger. J'avais également "The art of the Dragonlance saga", que j'ai parcouru à de nombreuses reprises tant ses dessins évoquaient tant de perspectives et de rêves. Dans cette histoire, comme dans celles de Tolkien d'ailleurs, on est embarqué dans un voyage bien loin de la réalité parfois médiocre du monde contemporain, même si leur univers possède également leurs propres travers, inspirés aux auteurs par ceux qu'ils subissent dans leur réalité.

 

Ces voyages en Angleterre me laisse de même des impressions de nostalgies assez fortes, je me souviens par exemple de certains magasins de jeux de rôle, qui semblaient perdus dans la ville, et possédaient des figurines en plomb et étain semblant sorties d'un autre âge.

 

J'ai recommencé hier la lecture de cette saga de Dragonlance, cette fois-ci en traduction française, et j'ai été étonné de voir à quelle point son introduction ressemble par certains aspects à la propre histoire que j'ai commencée à écrire quelques années après, mais je n'ai pas l'impression d'avoir fait cela sciemment.

 

Ainsi tout débute dans une auberge, ce qui peut paraître un peu un cliché, car on retrouve cet élément dans nombres de jeux de rôle. Un élément qui ne cesse de me surprendre lorsque je lis des romans, c'est comment le développement de l'histoire peut parfois paraître long, pour le moment 10% du roman se déroule autour de la rencontre des protagonistes dans cette taverne et des événements immédiats qui y sont liés. Tout le travail des auteurs a été de rendre cet épisode passionnant, alors même qu'il n'y a pas comme dans certains romans plus modernes des effets de changement de scènes pour tenir le lecteur en haleine.

 

Je vais continuer cette lecture avec plaisir...

 

 

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